Pourquoi le cerveau crée-t-il des symptômes de stress ?

Notre corps et notre Inconscient ont une mission obsessionnelle : maintenir notre équilibre intérieur et notre sécurité. Lorsqu'on vit un événement difficile, une blessure ou une insécurité qu'on ne sait pas comment résoudre sur le moment, l'Inconscient s'organise pour qu'on puisse continuer à avancer malgré tout. Il bricole.

C'est un peu comme une chaise à laquelle il manque un morceau, et sur laquelle on viendrait rajouter une cale en carton sous un pied, puis un morceau de scotch sur un barreau pour qu'elle tienne debout. La chaise est bancale, mais elle ne tombe pas. Elle est à peu près stable, mais elle reste fragile.

L'anxiété, une phobie, la procrastination ne sont pas des erreurs de fabrication. Ce sont des mécanismes de défense Inconscients. Le symptôme est une béquille.

L'Inconscient a pu mettre en place la procrastination pour éviter de vivre un échec. Il a pu déclencher une phobie pour empêcher d'aller dans un endroit qu'il juge dangereux. Il a créé de l'anxiété pour maintenir en état d'alerte permanent face à une situation instable. Mais à force de cumuler les cales de secours, le système sature, s'épuise, et la structure devient trop instable.

Comment trouver la véritable source de l'anxiété ?

Ces crises et ces blocages ne sont jamais des points de départ. Ce sont des signaux d'alarme. Pour retrouver un équilibre solide, il faut remonter le fil et se poser les bonnes questions :

La signification profonde du blocage se cache presque toujours dans un angle mort. C'est pour ça que le cerveau logique est souvent démuni : il ne cherche que des liens très proches de ce qu'on vit aujourd'hui. Si on stresse au travail, le mental va accuser le manager ou la charge de travail, sans comprendre que la vraie fragilité s'est déclenchée bien plus tôt dans l'histoire.

Le rôle du travail de l'Inconscient pour se libérer durablement

C'est là que l'hypnose et le travail de l'Inconscient prennent tout leur sens. En séance, on ne s'épuise pas à combattre le stress de force, et on ne critique pas la béquille que l'esprit a construite. On remercie le système d'avoir tenu debout aussi longtemps, et on utilise le symptôme comme une boussole.

On accepte de suivre le fil de cette sensation inconfortable pour laisser l'Inconscient guider vers la véritable source : la blessure d'origine ou le vieux dossier non résolu. Une fois ce point de départ trouvé, mis en lumière, et une fois apportée la sécurité qui manquait à l'époque, l'Inconscient n'a plus besoin de bricoler. Les fondations redeviennent solides, et le symptôme s'arrête de lui-même. Il n'a tout simplement plus aucune raison d'exister.

Questions fréquentes

Pourquoi le cerveau crée-t-il de l'anxiété ?
L'anxiété est un mécanisme de défense Inconscient. Lorsqu'on vit un événement difficile qu'on ne sait pas comment résoudre, l'Inconscient bricole une solution de secours pour maintenir l'équilibre. L'anxiété est une béquille, pas une erreur de fabrication.
Comment trouver la source de son anxiété ?
En observant le moment précis où la sensation inconfortable apparaît, et les conditions ou personnes qui déclenchent la réaction. La véritable source se cache presque toujours dans un angle mort, souvent ancré dans une histoire plus ancienne que la situation actuelle.
L'hypnose peut-elle aider contre l'anxiété ?
Oui. Le travail en hypnose conversationnelle consiste à suivre le fil du symptôme pour remonter jusqu'à la blessure d'origine. Une fois cette source identifiée et apaisée, l'Inconscient n'a plus besoin de maintenir le mécanisme de défense, et le symptôme s'arrête de lui-même.
Quelle différence entre symptômes du stress et source du problème ?
Les symptômes du stress, anxiété, phobies, procrastination, ne sont jamais des points de départ. Ce sont des signaux d'alarme. La vraie fragilité s'est souvent déclenchée bien plus tôt dans l'histoire personnelle. Le cerveau logique ne voit que ce qui est proche, l'Inconscient garde la trace de la vraie source.

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