Pourquoi l'urgence nous ferme les portes

Quand on bascule dans ce mode "urgence de solution", le champ de vision se rétrécit. C'est comme si on mettait des œillères : on n'est plus capable de voir ce qui se joue réellement à l'intérieur.

Dans cet état, on est totalement fermé :

L'analyse excessive devient une armure intellectuelle. On réfléchit au problème pour éviter de le vivre.

On s'agite pour régler le symptôme en surface, comme pour s'en éloigner le plus vite possible, plutôt que de comprendre la racine de ce qui bouscule.

Traverser plutôt qu'éviter

La véritable libération demande un apprentissage contre-intuitif : accepter, petit à petit, le fait d'être inconfortable. S'autoriser à ne pas se sentir très bien, à avoir un problème, sans chercher à le faire disparaître dans la minute.

C'est comme traverser un tunnel. On ne peut pas atteindre la lumière de l'autre côté en faisant demi-tour ou en prétendant que le tunnel n'existe pas. Il faut accepter de marcher dedans, de ressentir la fraîcheur et l'obscurité, pour que le système puisse digérer l'émotion et passer à autre chose. C'est en traversant l'inconfort qu'on le dissout.

Ce n'est pas se complaire dans la souffrance. C'est s'autoriser à voir le problème pour pouvoir le régler.

Ce que change l'accompagnement avec l'hypnose

C'est précisément là que l'hypnose conversationnelle et la méthode Sajece prennent tout leur sens. Quand le mental tourne en boucle pour trouver des solutions logiques, il s'épuise. Le travail en séance permet de :

Prendre le temps de s'arrêter, d'observer sa météo intérieure et de ressentir, c'est arrêter de fuir. Et c'est souvent au moment où l'on accepte enfin de regarder le problème en face, sans vouloir le régler de force, que la solution apparaît d'elle-même, de la manière la plus fluide possible.

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